80 millions de DA de pain jetés chaque jour dans les poubelles durant le mois de ramadhan

Environ 10 millions de baguettes de pain sont jetées chaque jour dans les poubelles en Algérie durant le mois sacré de ramadan, selon des chiffres avancés par la Fédération algérienne des consommateurs (FAC), relayée dimanche 27 mai 2018 par l’APS.

Selon Mohamed Abidi, vice-président de cette fédération, ce nombre de baguettes de pain jetées équivaut à 80 millions de Da par jour.

“Chaque jour, les Algériens jettent dans les poubelles 10 millions de baguettes de pain soit l’équivalent de 80 millions de DA par jour”, s’est-il indigné.

A Alger, selon des chiffres de l’Etablissement de nettoiement et de collecte des ordures ménagères (NETCOM), 7 tonnes de pain ont été quotidiennement ramassés durant les 10 premiers jours du mois de Ramadhan.

Le gaspillage du pain durant le mois sacré de ramadhan a pris de l’ampleur ces dernières années, selon la responsable de la communication et du développement à NETCOM, Nassima Yakoubi.

Un phénomène que les boulangers dénoncent sans cesse, appelant à une hausse du prix du pain. Une hausse relative pourrait, de leurs avis, réduire le gaspillage du pain et les pertes financières engendrées, au moment où ils appellent, par le biais de plusieurs fédérations, à l’augmentation de la marge bénéficiaire.

Intervenant durant une conférence de presse animée avec le président de la Fédération, Zaki Hariz, Mohamed Abidi a fait par ailleurs part d’une hausse de 380% de la consommation de viandes durant le mois sacré de ramadhan chez les Algériens.

Il a plaidé pour une réorientation du débat sur la consommation, qui doit désormais se focaliser sur les prix et les dépenses mais également sur la santé de consommateurs.

“Les dépenses des ménages passent de deux fois à quatre fois le SMNG durant le ramadhan. Ce constat nous interpelle pour sensibiliser les consommateurs sur la nécessité de réorienter leurs dépenses”, a-t-il dit.

En matière de santé, il a appelé les consommateurs à s’interroger sur l’origine de la viande achetée, quand même celle-ci est disponible en abondance à des prix raisonnables.

“Il est insoutenable qu’un consommateur accepte d’acheter un poulet ou n’importe quel produit anonyme. L’étiquetage doit être obligatoire pour tout produit commercialisé surtout pour les produits périssables”, a-t-il insisté.

 

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