À la veille d’un nouveau vendredi, aucune solution politique en vue

Nous sommes jeudi 18 avril. C’est aujourd’hui que devait se tenir l’élection présidentielle qui a finalement été annulée. L’ancien président Abdelaziz Bouteflika était candidat à sa propre succession, malgré un état de santé dégradé et un bilan chaotique. Les partis de l’Alliance au pouvoir ont tout fait pour imposer ce choix.

Finalement, sous la pression de la population, Bouteflika a d’abord fini par renoncer à se présenter avant de démissionner après avoir été lâché par le chef d’état-major de l’ANP Ahmed Gaid Salah.

Mais si Bouteflika est parti, son entourage est toujours actif. Le président par intérim, le Premier ministre et même le nouveau président du Conseil constitutionnel sont des fidèles de l’ancien chef de l’Etat. Les anciens conseillers de Bouteflika sont toujours en poste à la présidence.

Le deux chambres du Parlement sont toujours dirigées et dominées par des fidèles de Bouteflika. Les responsables des partis de l’Alliance refusent de partir. Même le patron de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Said tente de jouer la montre et refuse de fixer une date pour son départ.

En Face, malgré la répression policière de la semaine dernière et les tentatives d’intimidation – dont une opération clandestine à l’université d’Alger-, la mobilisation ne faiblit pas. Pour ce vendredi, des appels sont lancés pour de nouvelles manifestations populaires à travers tout le pays. Samedi 20 avril est l’anniversaire du Printemps berbère. Des manifestations sont prévues pour le commémorer et dénoncer le pouvoir.

Dans ce contexte, la solution politique tarde à se dessiner. La démission de Taybe Belaiz du Conseil constitutionnel n’a pas permis d’amorcer un début de sortie de crise. Son remplaçant coche toutes les cases d’un homme au service du système qui ne pourra pas garantir un processus électoral transparent. Il est déjà contesté sur les réseaux sociaux et par la classe politique.

 

Source : ici

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