Ain el Fouara en joie, Sétif retrouve sa statue emblématique

FACEBOOK/ SAYN SAN

Sétif a retrouvé ce matin sa statue emblématique. L’eau coule à nouveau au pied de la la Dame “gardienne de la baraka de Sétif” sous les regards admiratifs des habitants de la ville.

FACEBOOK/ADEL BENHAMOUCHE

Sous l’oeil du ministre de la culture Azzedine Mihoubi, les sétifiens ont retrouvé avec grande joie le symbole de leur ville restaurée.

L’oeuvre restaurée du sculpteur Francis de Saint Vidal, vadalisée en décembre dernier, apporte une brise de fraicheur sur la ville dont les températures ont atteint des pics ces derniers jours.

“On se sentait totalement orphelin. La bache qui entourait le monument ajoutait à la morosité ambiante depuis sa dégradation. Aujourd’hui nous allons bien”, témoigne un habitant de la ville.

Dans le tramway qui passe désormais à proximité de l’emblème sétifien, jeunes et moins jeunes n’ont de yeux que pour elle. La blancheur immaculée de la statue à nouveau offerte aux yeux des passants sous ce soleil d’été, égaie la journée. “Rahi tzaghrath”, lâche ému un jeune pour souligner la rénovation de Ain El Foaura et sa statue. La ville revit: Ain el Fouara, son coeur battant, a été totalement restauré.

En décembre, les sétifiens avaient assisté effarés à la dégradation de cet emblème de la ville. Le Vandale, à l’aide d’un marteau, avait complètement défiguré la Dame qui trône au coeur de Setif depuis 1898.

Installée non loin du Masjid Al-Atik, la dame a été adoptée par les Sétifiens de toutes les générations. Un attachement fort qui fait d’elle la reine de tous les coeurs.

Comme en avril 1997 après l’attentat qui l’avait visé, le drame est effacé et le coeur de Sétif retrouve ses pulsations. Les jeunes se reprennent à nouveau en photos et les passants prennent des petites gorgées de son eau fraiche.

Les vieilles en mlayas qui ont accourus de tous les coins de la ville pour la revoir et boire de son eau, la gratifieront certainement du rituel de hénné auquel elles s’adonnent de mères en filles depuis plus d’un siècle.

Source: Cliquer ici


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