Bouchachi: « Il ne faut pas qu’ils nous bernent avec ces arrestations pour aller aux élections »

Accusés d’avoir tenté de casser le mouvement pacifique, Me Mustapha Bouchachi a estimé que «La personne qui a pensé à faire ces choses, est un criminel. Il faut qu’il soit jugée », a indiqué l’avocat et militant des droits de l’Homme en marge de la manifestation des étudiants à Alger.

En ce qui concerne Said Bouteflika, Me Bouchachi a rappelé que «cela fait six ans»que le frère de l’ex-président « commettait des actes criminels à l’encontre du peuple ».

Pour Me Bouchachi, ces poursuites judiciaires « sont justifiées  » et « qu’il est un droit de les poursuivre , parce qu’elles sont revendiquées  par la population ». « Cependant, il ne faut pas qu’ils nous bernent avec ces arrestations pour aller aux élections », prévient Me Bouchachi.

Le militant des droits de l’homme a tenu de rappeler que que la principale revendication du mouvement populaire est le départ du régime. « Notre principale revendication est le départ du régime et aller vers une transition sereine », a-t-il soutenu.

Par Ailleurs, Me Bouchachi a estimé que Bedoui et Bensalah, « doivent partir », car, selon lui, « il « ne peut y avoir  des présidentielles le 4 juillet, parce que, faut-il le préciser, les Algériens refusent les élections ».

Interrogé sur les noms des personnalités politiques qui circulent pour conduire la période de transition, l’avocat a indiqué n’avoir aucun problème avec ces personnalités politiques que les manifestants ou les médias soutiennent.

L’avocat a plaidé pour une période de transition gérée par des hommes intègres. « On ne peut pas faire des élections en deux ou trois mois, sauf pour reproduire le même système », a-t-il dit.

Relais Médias In Interlignes
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