C’est le Système qui doit partir pas la 3issaba

Par Djamel Alilat

C’est le Système qui doit partir pas la 3issaba.
Aux premières manifestations, le peuple a dit non à un 5e mandat. Aux secondes, il a dit non à ce système politico-maffieux qui gangrène le pays depuis l’indépendance. C’est le fameux Yetnehaw Gaâ et on reconstruit depuis les fondations. Sur ce, le Gaid arrive avec ses gros sabots pour parler de la 3issaba, (la bande), comme s’il s’agissait d’une vulgaire bande de malfrats spécialisée dans le cambriolage des bijouteries ou des appartements de luxe.


Il arrête Toufik, Tartag et Said qu’on nous présente comme le cerveau de la bande et quelques oligarques vaguement accusés d’avoir dilapidé les deniers publics. La belle affaire !! Évidemment, le marketing de cette soi-disant « opération mains-propres » est assuré par les médias cachiristes rapidement débarrassés de leurs habits bouteflikiens pour se mettre au treillis militaire. Droit dans ses bottes, le nouveau maître du jeu siffle la fin de la recréation qui a vu un petit vent de liberté souffler sur les médias publics après le 22 février. Tout le monde doit rentrer dans les rangs. Tradef Trassef !!!!
Depuis, la contre révolution est devenue sophistiquée et se pratique par essaims de mouches électroniques. Dès que quelqu’un prononce la fameuse phrase « Daoula madania matchi askaria », il est aussitôt attaqué par ces mouches et accusé de faire partie des « zouafs de Hizb França ». De grandes opérations de noyautage, d’infiltration et de détournement du Hirak sont lancées un peu partout tout en insistant sur la feuille de route du pouvoir : des élections présidentielles et rien d’autre au menu. Les anciens partis de l’alliance présidentielle viennent de renouveler leur offre de service. Les doctors-khobzistes et autres analystes à la noix sont de retour sur les plateaux-télé pour vanter les mérites de Giadator qui est parti en guerre contre la 3issaba qui prend sa source auprès de firrança al khabitha.
En somme, c’est comme si la voiture est en panne et qu’on vous propose de changer de chauffeur.
Il n’y a pas de démocratie et il ne pourrait y avoir de démocratie sans liberté d’expression et sans liberté de la presse.
El Gaid est un pur produit de ce système et il n’y a rien à attendre de lui. Et surtout pas qu’il scie la branche sur laquelle il est assis.
Le système persiste et signe : pas question de partir. Ce vendredi, le peuple a encore crié haut et fort : Tetnehaw Gaâ ! On veut un état civil et une démocratie et non pas une dictature militaire.
Match nul. Balle au centre.
Djamel Alilat

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