L’appel au secours de sans-papiers algériens emprisonnés en Grèce

La Fédération algérienne de la diaspora a appelé les autorités algériennes à prendre les mesures nécessaires pour rapatrier un grand nombre de migrants clandestins algériens de Grèce, où certains d’entre eux croupissent dans des prisons et des centres de détention.

Une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, révèle qu’un certain nombre de ces migrants, actuellement détenus dans des prisons grecques, auraient besoin d’une «assistance urgente», citant le cas de Hadj Ali d’Oran et de Kassoul de Chlef, poursuivis pour immigration clandestine et trafic d’êtres humains et qui risquent une peine de 25 ans de prison. Leur procès est prévu le 7 février prochain.

Dans une déclaration, dimanche dernier, l’ambassadeur de Grèce en Algérie, Nick Electini Kotakako, avait révélé que près de 1 000 Algériens résidaient illégalement sur le territoire grec, confirmant la présence de ressortissants algériens dans des prisons de son pays, tout en assurant que les autorités des deux pays coopéraient en la matière.

La Fédération algérienne de la diaspora accuse les autorités algériennes de «laxisme» et leur reproche de n’avoir pas appliqué tous les mécanismes juridiques dans le cadre de la coopération bilatérale pour obtenir la libération et le rapatriement des ressortissants algériens détenus en Grèce.

Le président de cette association, Saïd Ben Roukia, vient de lancer un ultime cri de détresse, en demandant l’intervention urgente du ministre des Affaires étrangères pour mettre fin à cette situation douloureuse que vivent des Algériens dans un pays étranger.

 

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