Le directoire de compagne installé avant l’annonce officielle de la candidature de Bouteflika. 

Abdelmalek Sellal est rappelé par le clan présidentiel pour être nommé directeur de campagne du candidat Abdelaziz Bouteflika. Il sera secondé par Mustapha Rahiel et Amara Benyounès à la communication. Ces responsables désignés en deux temps trois mouvements pour organiser la campagne électorale d’Abdelaziz Bouteflika, auront à former le directoire de leur candidat et ce ne sont surtout pas “les volontaires” qui manqueront pour la mission. Sauf que cette désignation a tout l’air d’être hâtive. Elle vient juste avant l’annonce officielle de la candidature du chef de l’État, alors que le concerné n’a pas encore dit son dernier mot, ni adressé sa lettre aux Algériens comme annoncé par Ouyahia.

C’est vraiment mettre la charrue avant les bœufs que d’installer le directoire de campagne avant même l’annonce officielle de la candidature du chef de l’État. Une annonce qu’Ahmed Ouyahia promet, en effet, dans “les jours à venir” et qui se fera, selon le chef du RND, par voie épistolaire. La logique voudrait qu’Abdelaziz Bouteflika se prononce, d’abord, sur son intention de rempiler avant de passer au volet organisationnel. Enième acte d’un vaudeville qui n’est pas près de se terminer, celui du 5e mandat dont les partisans s’échinent à préparer la scène, à planter le décor, à convoquer les figurants et ensuite attendre, non pas l’acteur, mais les promoteurs du spectacle.

Les agissements des tenants d’une autre mandature pour le chef de l’État ne rassurent surtout pas sur l’utilité mais aussi sur la faisabilité de leur choix. Leurs réactions ne visent qu’à empêcher un accident de parcours, mais aussi à éviter une quelconque guerre intestine tant les supporters et également les appétits sont nombreux.

Contrairement aux autres candidats à la candidature, seuls les partisans du Président sortant optent pour le travail de pyramide inversée pour espérer trancher dans le nœud gordien du 5e mandat, en assurant, dare-dare, l’encadrement d’une campagne pas comme les autres.

En se tenant, ainsi, droits dans leurs bottes, les adeptes d’une nouvelle mandature pour Abdelaziz Bouteflika, avant qu’il n’entre officiellement en lice, prouvent que ce choix est tout simplement cornélien et qu’il s’agit d’un accouchement au forceps.

 

Source : ici

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