« Le système a choisi de plébisciter Azeddine Mihoubi à la place de Tebboune »

Dans un écrit publié dans sa page facebook, l’activiste Mohamed Sifaoui déclare que selon les échos en sa possession et provennat d’Alger, le système projete non pas de plébésciter Tebboune, mais Azedine Mihoubi.

Voici le contenu intégral du texte de Mohamed Sifaoui à ce sujet:

« Les dernières nouvelles que j’ai reçues d’Algérie sont les suivantes. Elles viennent confirmer et recouper un précédent post que j’avais publié au sujet de la stratégie d’Ahmed Gaid Salah et de ses trois chevaux qu’il va laisser concourir plus ou moins librement à la présidentielle de décembre prochain et qui sont Ali Benflis, Azzeddine Mihoubi et Abdelmadjid Tebboune.
– Le régime, à travers le conseil constitutionnel, vient de rendre public la liste de cinq candidats retenus. Outre les trois favoris du chef d’état-major, ils ont rajouté Abdelkader Bengrina, pour représenter le courant islamiste (tendance Frères,musulmans) et Abdelaziz Belaid, pour incarner le courant nationaliste. Il fut très jeune, militant du FLN.
– Selon des sources bien au fait de la réalité du sérail, le calcul du chef d’état-major et de son entourage est simpliste.
Selon eux, les choses se passeront de la manière suivante.
Dans le cas où l’élection ait lieu : Les urnes élimineront au premier tour – ils en sont convaincus – trois candidats trop marqués par l’ère Bouteflika dont deux des plus âgés qui ne peuvent pas répondre aux aspirations de la rue : Benflis, Bengrina et Tebboune.
– Au second tour Azzeddine Mihoubi fera face à Abdelaziz Belaid.
C’est Azzeddine Mihoubi qui est désormais le favori du régime et de Gaid Salah.
Il gagnera « democratiquement » d’autant plus qu’avant le second tour, les relais du régime sont déjà missionnés pour sortir les nombreuses « casseroles » de Abdelaziz Belaid qui fuiteront par enchantement dans une partie de la « presse indépendante ».
– Et ainsi, avant la fin de l’année : Azzeddine Mihoubi, président de la République et Ahmed Gaid Salah, détenteur du pouvoir réel. Il nommera son successeur à la tête de l’état major et partira avec l’assurance que jamais il ne sera inquiété.
– Cela étant dit, si la rue hisse son niveau de mobilisation jusqu’à la désobéissance civile et si pour une raison ou pour une autre les élections n’auraient pas lieu et que la mascarade électorale n’aille pas à son terme, Gaid Salah compte jouer la carte de la « transition démocratique » qui serait confiée à une personnalité laissée pour l’instant en réserve : probablement Mouloud Hamrouche. Ou quelqu’un d’autre qu’il faudra identifier en temps voulu.
– Voilà ! Je partage fidèlement et en toute honnêteté les informations en ma possession. Libre aux Algériens de décider de la suite à donner. Ma position personnelle est connue depuis plusieurs mois : il faut nécessairement sortir des seules marches bi-hebdomadaires (mardi et vendredi) et passer à un mode de contestation qui puisse gêner le régime. Celui-ci s’est adapté et il est en train de dérouler sa stratégie.
– Au final il dira : nous avons répondu à l’aspiration de notre peuple, nous avons organisé des élections libres et démocratiques, nous avons emprisonné tous les membres de la mafia et il y un président légitiment élu. Même avec 20% de taux de participation, ils feront valider la mascarade. 🖋

Mohamed Sifaoui

 

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