L’incompétence démocratique La crise de la parole aux sources du malaise (dans la) politique

Les démocraties modernes connaissent un profond malaise. Pourtant, les valeurs démocratiques restent très attractives, y compris dans l’espace privé.

Pourquoi cet idéal théorique a-t-il donc tant de peine à s’incarner ?

Plus qu’une question de pertinence des institutions ou d’adhésion à des valeurs, la démocratie est d’abord une affaire de compétences pratiques, notamment dans le domaine de la parole et des relations avec autrui.

À partir d’une expérience originale et de centaines d’observations de prises de parole un constat alarmant : tous les milieux sociaux politique etc etc sont aujourd’hui affectés par un véritable déficit du point de vue du parlé démocratique. D’autres savoir-faire plus archaïques – ruse, séduction, domination, etc. – se substituent aux compétences défaillantes.

La dissonance entre valeurs et pratiques engendre une forte violence sociale, de la défection individualiste aux nouvelles incivilités.

La croyance issue des Lumières selon laquelle la culture et la Raison suffiraient à former des démocrates. Mais aussi l’idéal postmoderne d’« interactivité », qui se développe au détriment d’une véritable culture de l’intériorité, fondement méconnu de la liberté démocratique.

les difficultés de l’école à jouer son rôle dans le nécessaire apprentissage des compétences démocratiques. Et il propose enfin des pistes de réflexion pour que chacun puisse s’approprier ces compétences et mieux assumer, en pratique, sa citoyenneté.

Malheureusement, nos politiciens sont soit incompétents, soit corrompus.

Quelquefois les deux en même temps, le même jour. La compétence ou l’incompétence n’ont pas d’âge.

Mais L’usage de la liberté devient dangereux entre des mains incompétentes. L’incompétence règne dans toutes les relations et, avec le temps, elle produit très naturellement l’indifférence.

Le seul danger, c’est la bêtise ou l’incompétence.

 

Dr Ismail GUELLIL

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