l’incroyable prise de position du procureur de Sidi Mhamed en faveur de l’indépendance de la justice !

Voici les déclaration plus que surprenante du procureur du tribunal de Sidi Mhamed à occasion de la comparution de 16 manifestants arrêtés lors des manifestations du 48e vendredi à Alger, le 17 janvier dernier, parmi lesquels Kamel Nemiche, membre dirigeant de RAJ.

« Les Algériens marchent d’un pied ferme vers l’Algérie nouvelle, une Algérie où la justice sera libre et indépendante. Les Algériens scandent des slogans réclamant une justice libre et indépendante. Pour cela, j’assume mes responsabilités en tant que représentant du parquet. En concrétisation du principe de l’indépendance de la justice, et pour qu’on ne dise pas qu’on fonctionne avec les injonctions d’en haut, le parquet demande la relaxe »

« « Je ne peux pas être contre ce que veut le peuple » 

« J’allais appliquer juste la loi mais en entendant ces jeunes qui sont en train de donner une leçon de courage et défendent l’indépendance de la justice et l’intérêt de la nation, moi, en tant que procureur représentant de la société, je défends le peuple, je défends ces jeunes et je leur demande la relaxe » a déclaré le procureur devant le tribunal.

Les propos ont été rapportés par plusieurs avocats et militants dont Djallal Mokrani, militant de RAJ et ancien détenu et Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme et  Me Djerdjar, membre du collectif de défense.

« Il a plaidé la relaxe des détenus et plaidé aussi en faveur de l’indépendance de la justice . J’ai ressenti beaucoup d’émotion et je suis contente d’avoir vécu un moment pareil. Mais tout ça c’est grâce à la révolution populaire», confirme également Me Aouicha Bakhti.

Pour Saïd Salhi, il s’agit d’une « première ». « Une première au tribunal de Sidi M’hamed à Alger apparemment qui tente de se libérer et de se débarrasser d’une réputation qui a fait de lui jusque-là, un tribunal « d’exception ». Aujourd’hui, le procureur a requis l’acquittement d’une dizaine de prévenus, militants du Hirak. Une première. Bravo » conclut Said Salhi.

Relais Médias

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