Maltraitance des personnes âgées

La personne âgée est une personne qui entre dans la vieillesse , donc qui commence à subir les modifications liées à l’âge qui se traduisent par une perte des moyens physiologiques, psychologiques, physiques et qui varient d’une personne à une autre.

Elle a une expérience souvent riche, de part son vécu et son âge.

La personne âgée peut apporter beaucoup à celui qui la côtoie sur les plans relationnels, émotionnels, c’est une mémoire vivante, souvent symbole de la sagesse.
La vieillesse est une étape de l’existence pendant laquelle chacun doit pouvoir poursuivre son épanouissement.

La maltraitance est un ensemble d’actes, de comportements et d’attitudes commis ou omis, envers une personne au détriment de son intégrité physique, sexuelle, morale, psychique, matérielle ou financière.

La maltraitance peut se produire en milieu familial ou en établissement

Environ 3 personne âgée sur 6 a été victime de maltraitance dans son environnement au cours de l’année dernière ou d’un abondant ou un placement d’office dar el Aajaza .Les taux de maltraitance des personnes âgées sont élevés dans les institutions telles que les maisons de retraite et les établissements de soins de longue durée, ou
malheureusement chez leurs propres familles.

La maltraitance des personnes âgées peut entraîner de graves traumatismes physiques et avoir des conséquences psychologiques à long terme.

Il s’agit d’un problème qui risque de s’accroître compte tenu du vieillissement rapide de la population dans notre pays.
En Algérie, les plus de 65 ans sont des centaines de milliers et des milliers à être victimes de mauvais traitements, depuis l’humiliation jusqu’au supplice en passant par le vol. Dans le milieu hospitalier, les maisons de retraite, mais aussi et surtout dans les familles.

Et tout cela à huis clos, dans le silence. Comment briser l’omerta sur cette triste fatalité, étrangère à nos mœurs et valeurs ancestrales ? Il était une fois un vieillard si faible qu’il pouvait à peine marcher ; il ne voyait presque pas ; ses mains tremblaient. Aussi, à table, une partie de sa soupe tombait sur la nappe. Le spectacle finit par dégoûter son fils et sa belle-fille, qui servirent désormais à manger au vieux grand-père dans une écuelle de terre, à l’écart dans un coin de la pièce, et encore ne lui en donnaient- ils pas assez. Le vieillard portait d’un air affligé ses yeux sur la table où étaient assis ses enfants, et de grosses larmes coulaient le long de ses joues ridées.

En Algérie, des centaines de pères, mères et grands-parents subissent des actes de violence de la part de leurs enfants, ce qui n’est ni de la religion, ni des traditions de la familles algériennes fondées généralement sur le respect des plus âgés.

Tentant d’attirer l’attention sur le fléau et de tirer la sonnette d’alarme contre un réel danger pour la société, la sous-lieutenant de la Gendarmerie nationale, Sihem Abrous de la cellule de communication, a réalisé récemment une étude approfondie sur le phénomène de la violence contre les ascendants et l’a intitulée «Des enfants sans conscience».

L’étude démontre que ce phénomène a connu des proportions alarmantes dans les années 2000, soit à la fin de la décennie noire qu’a vécue le pays durant le terrorisme qui, en outre de toutes les victimes qu’il a faites, a nourri le sentiment de la violence chez les enfants comme chez les adultes. Avant c’était, faut-il le rappeler, rare de voir un enfant manquant du respect à ses parents. Actuellement il les insulte, les frappe, les torture et les tue si cela peut le soulager.

Durant l’année 2006, les services de la Gendarmerie nationale ont traité 6 664 affaires de violence contre les ascendants menant à l’arrestation de 8 340 enfants âgés entre 19 et 28 ans. Parmi ces affaires, il a été constaté 402 cas de coups et blessures volontaires engendrant l’arrestation de 423 descendants dont 21 mineurs et 66 personnes âgées de plus de 40 ans, ce qui donne l’idée de l’âge des pères et mères victimes de leurs propres enfants.

Rien que pour le premier semestre de l’année en cours, les mêmes services ont constaté 131 nouvelles affaires du genre pour lesquelles 135 personnes ont été arrêtées. Le problème demeure grave même si l’on relève, par rapport à la même période de l’année dernière, une baisse de près de 50% dans le nombre des affaires déclarées.

Les dernières statistiques fournies par la même institution indiquent que durant le mois de juillet passé, 28 affaires de violence contre les ascendants ont été enregistrées pour que 30 enfants soient arrêtés.

Au mois d’août, il a été constaté 18 affaires et 19 arrestations, soit une baisse de dix affaires justifiée peut-être par la période des vacances où les membres de la famille sont parfois dans des lieux différents ou par les actions de sensibilisation contre le phénomène. Il est à rappeler que de l’année 2000 au premier semestre de l’année 2007, les services de la Gendarmerie nationale ont traité 3 255 affaires de coups et blessures volontaires contre les ascendants menant à l’arrestation de 3 427 personnes dont 143 âgées de moins de 18 ans, 1 654 âgées entre 18 et 28 ans, 1 211 âgées entre 29 et 40 ans et 419 ayant plus de 40 ans. A noter, également, que 2 344 parmi les auteurs sont des chômeurs.

Par ailleurs, la majorité des parents et notamment les mères refusent toujours de dénoncer leurs enfants agressifs malgré tout le mal qu’ils subissent. Certains se trouvent, parfois, obligés de le faire quand ils ne peuvent plus supporter ou se sentent devant un danger de la mort et encore ce n’est pas tout le monde qui a le courage de déposer plainte contre son propre enfant et le fait arrêter.

Parmi les cas déclarés en 2007, une mère de Tizi Ouzou, qui s’est rapprochée des gendarmes en mois d’août dernier demandant de l’aider à résoudre le problème de son fils qui la frappait souvent jusqu’à l’emmener un soir dans un poulailler où il l’a torturée avant de la mettre dans un véhicule pour la jeter dans un barrage d’eau si elle n’a pas réussi à tirer le frein à main à la dernière minute pour se sauver loin des lieux. La grand-mère n’a pas été épargnée, à son tour, de la torture de son petit-fils. Ce dernier menace sa mère et sa grand-mère avec un revolver rien que parce qu’elles ont refusé de le marier à une fille qu’il fréquentait. L’auteur est avéré, en outre d’être un agresseur, un faux monnayeur.

Dans la wilaya de Bouira, les gendarmes ont traité le 18 août une affaire de coups et blessures volontaires commis par un jeune de 23 ans sur sa mère et sa sœur qui ont refusé la vente de leur récolte agricole et de lui donner leur argent et leurs bijoux. Elles reçoivent plusieurs coups avec une barre de fer qui a nécessité l’évacuation des deux femmes vers l’hôpital où il leur a été délivré deux certificats d’incapacité de sept et 21 jours.

Une autre affaire du même genre a été enregistrée dans la même wilaya quand, suite à un simple désaccord, un jeune homme se met à frapper violemment sa mère avec un manche à balai jusqu’elle perde conscience. Après être évacuée vers l’hôpital , il lui sera délivrée, à elle aussi, un certificat médical de 15 jours d’incapacité de travail.

Ce ne sont que quelques cas de mères qui se sont trouvées obliger de dénoncer le comportement criminel de leurs enfants alors qu’en réalité, elles le font rarement et si c’est le cas. La plupart des mères refusent de poursuivre leurs enfants en justice mêmes s’ils sont de vrais délinquants. Pour ce qui est de l’aspect juridique, la gendarmette, qui a réalisé l’étude, a rappelé que la loi algérienne punit tous ceux qui commettent des actes de violence sur autrui avec des peines plus durcies quand les victimes sont des ascendants. D’ailleurs, l’article 267 de la loi pénale stipule une peine de prison de cinq à dix ans pour des coups et blessures volontaires contre les parents si l’acte ne cause pas d’incapacité. La peine sera de dix à vingt ans pour les auteurs des coups et blessures causant n’importe quel handicap et pourra atteindre la prison à vie si ladite violence cause la mort de la victime.

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Hasbuna Allah Wa ni’ma al-wakil !

Les conséquences de l’ingratitude envers les parents

Le Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, a utilisé le terme arabe« bir » pour qualifier les rapports des enfants à leurs parents. En effet, Ibn Mas’oud interrogea le Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui : « Quelle est l’œuvre la plus aimée de Dieu ? » Il dit : « La Prière en son temps » Il dit : « Et puis ? » Il dit : « Faire preuve de « bir » envers les parents

Il n’a pas dit : le respect des parents, la bienfaisance envers les parents ou la bonne compagnie avec les parents. Il a plutôt choisi le terme « bir » qui englobe toutes les belles qualités : la miséricorde, la tendresse, l’amour, la bienfaisance, la bonté, le sacrifice … Le « bir » correspond en arabe au plus haut niveau du bon comportement.

Par opposition, il a utilisé le terme « ‘ouqouq » car ce terme est plus fort et plus percutant que l’ingratitude ou la désobéissance.

Selon la conception de l’islam, la bienfaisance envers les parents arrive en deuxième position juste après l’unicité de Dieu. Dieu dit : « Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé et agis-sez avec bonté envers vos père et mère … » (Sourate 4, Verset 36), « Et ton Seigneur a décré-té : « N’adorez que Lui ; et faites preuve de bonté envers les pères et mères … » » (Sourate 17, Verset 23), « Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents » (Sourate 31, Verset 14).

Les conséquences de l’ingratitude envers les parents dans ce bas-monde
1 – L’ingratitude envers les parents provoque la colère de Dieu. Le Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, dit : « La satisfaction de Dieu réside dans la satisfaction des parents, et la colère de Dieu est en fonction de la colère des parents » (rapporté par at-Tirmidhi et Ibn Hibban).
2 – L’enfant ingrat et désobéissant est couvert d’ignominie dans ce bas-monde quel que soit le rang social ou la fonction qu’il puisse occuper. Le Prophète, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, dit : « Humilié soit-il ! Humilié soit-il ! Humilié soit-il ! Quiconque atteint dans leur vieillesse ses deux parents, ou l’un d’eux et n’entre pas au Paradis » (rapporté par Mouslim)

Sème ce que tu veux récolter

Les bonnes œuvres annulent les mauvaises. C’est un rappel pour ceux qui se souviennent. » (Coran 11:114)

Qu’Allah Soubhana wa T’a’ala nous trouve parmi les repentants

Dr Ismail GUELLIL

 

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