Tebboune est en connivence avec Nacer Bouteflika et le corrompu Mohamed Alioui !

Tebboune, la famille Bouteflika, la Issaba, Mohamed Alioui et l’élection du 12 décembre 2019 pour reconduire le système!

Mr. Abdelmadjid Tebboune est, selon des citoyens qui l’ont côtoyé depuis qu’il était pion au lycée Dr. Benzerdjeb de Tlemcen, un personnage ambivalent et opportuniste,
toujours prêt à tous les compromis et compromissions pour parvenir à ses fins. Ainsi, il s’est singularisé dès 1975, à partir de Djelfa, par des offres de service personnalisé à des
personnalités susceptibles de contribuer à son ascension rapide dans la hiérarchie. Cette pratique s’est avérée payante puisque il est parvenu, malgré les frasques accumulées, à
occuper le poste de Premier Ministre. Les amitiés qu’il tissait, en fonction des circonstances, lui ont permis de rebondir après de courtes traversées du désert.
Aussi, après avoir été ostensiblement le serviteur zélé des «Al Bouteflika », il s’est rapidement improvisé partisan du « hirak » pour mieux dupé son monde parce que son fils, homme d’affaire véreux, a été incarcéré dans une triste affaire de cocaine.
La candidature, plutôt insolite, de Mr. Abdelmadjid Tebboune à la présidentielle du 12 décembre 2019 est principalement cautionnée par les partisans zélés du cinquième mandat
de Bouteflika dont le milliardaire Mohamed Alioui déjà violemment contesté en février 2019 dans une trentaine de wilayate pour avoir engagé l’UNPA dans une aventure décriée par le peuple, sans consulter les adhérents.


Les membres de la « issaba » qu’on espérait définitivement résiduels, après 7 mois de « hirak », soucieux de préserver leurs privilèges mal acquis, se mobilisent de nouveau pour
réactiver leurs réseaux en faveur de M. Abdelmadjid Tebboune qui n’arrive pas à générer les soutiens nécessaires pour participer à cette première libre compétition présidentielle.
Ainsi, le très controversé SG/UNPA, Mohamed Alioui, foncièrement contesté depuis plus d’une décennie, monte au créneau pour « vendre » la candidature de M. Abdelmadjid
Tebboune au niveau des wilayate du sud-ouest, en misant sur les alliances familiales et tribales ; puis du FLN en usant de subterfuges pour tromper la vigilance des militants et des
membres du Comité Central qui souhaitent laisser le libre choix aux militants locaux.
En effet, M. Mohamed Alioui multiplie les manœuvres auprès des entrepreneurs des gros propriétaires terriens des hauts plateaux en se focalisant des membres du CC, toujours
prudents. Il a même essayé d’entraîner le SG/FLN par intérim, M. Ali Seddiki, dans l’aventure en l’invitant chez lui à rencontrer son candidat dans sa résidence au Club des Pins. A l’issue de l’entretien, M. Seddiki a déduit que M. Abdelmadjid Tebboune, qui ne dispose pas du
soutien de l’institution militaire, est dans une situation inconfortable et par conséquent il (Seddiki) n’osera pas « plonger dans une piscine sans eau ».
M. Mohamed Alioui, entièrement inféodé au clan de Said Bouteflika qui avait imposé son maintien à la tête de l’UNPA, est jugé illégitime par la masse des paysans qui l’ont
toujours accusé de s’enrichir sur leur dos. Si les alliances, familiale et régionale, l’incitent naturellement à soutenir M. Tebboune, il est évident que son soutien intense est aussi motivé par le souci d’être rattrapé par d’éventuelles poursuites judiciaires pour, au moins, enrichissement sans cause et les nombreux avantages indus qu’il s’est octroyé. Il est de
notoriété publique que son patrimoine immobilier et foncier agricole dépasse tout entendement.
Conscient de l’important déficit de relais pertinents au niveau national, le duo Tebboune-Alioui, rompu à l’intrigue, développe un discours « dolosif » en signifiant qu’il
dispose du soutien de l’institution militaire et de l’administration notamment auprès des
membres de leurs familles pour user et abuser de leur fonction afin de drainer des soutiens. A titre illustratif et non exhaustif. Le Directeur de l’Education de Ain Defla s’est permis d’actionner, en toute impunité, les directeurs d’établissements. A Saida le Directeur du Centre Universitaire en a fait de même ce qui a suscité des incidents dans l’enceinte universitaire.
En manipulant des fonctionnaires dans l’exercice de leurs missions, par la feinte et par
la tromperie, le duo Tebbboune Alioui, implique nécessairement l’administration ce qui est contraire à l’engagement explicite et solennel du Commandement militaire qui a garanti la neutralité de l’administration.
Par ailleurs, M. Tebboune s’est déplacé récemment abord d’un véhicule type Hundai, (année 2018 de couleur bleue) chez M. Nasser Bouteflika qui l’a rassuré de son soutien. Il a
également intensifie ses contacts avec les zaouiate à Adrar, Bechar, Naima, El Bayadh et il a sollicité des amis de Tayeb Louh, Chakib Khelil et Abdelghani Hamel pour faire campagne pour lui. Il a aussi sollicité Mme Noria Hafsi pour mobiliser les structures régionales de l’UNFA en faveur de sa candidature. Il est utile de rappeler que Mme Noria Hafsi est fortement
contestée par les militantes qui lui reprochent la dilapidation des biens de l’UNPA et ses accointances zélées avec les responsables exécutifs justiciables.
En sonnant le ralliement des partisans, publics et privés, de l’ancien système, encore et toujours décrié par le hirak, M. Abdelmadjid Tabboune défie d’emblée la révolution
citoyenne qui, depuis le 16 février, s’échine à briser les fondements du système qui a institutionnalisé la corruption, la prévarication et la gabegie. La démarche procède-t-elle d’un
désarroi ou d’une volonté délibérée de ressusciter une « issaba » en fin de ressources ?!
Houari BENMANSOUR
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