Visas pour la France : le taux de refus pour les Algériens avoisine les 50%

En 2018, les refus de visas français pour les Algériens ont explosé. Au niveau des trois consulats de France en Algérie (Alger, Oran et Annaba) le taux de refus a atteint 48% puisque le nombre de demandes traitées en 2018 était de 570.000 et seuls 297.000 avaient abouti sur une délivrance de visa, selon Marc Sédille, Consul général de France à Alger, cité ce jeudi par le site TSA.

Dans ce contexte, le nombre de visas délivrés est passé de 413.000 en  2017 à 297.000 en 2018, soit 116.000 visas de moins. Pour Marc Sédille, cela n’a rien d’une décision politique.  « Il n’y a pas de quota de visa pour les Algériens », a-t-il assuré. Les raisons qui, selon lui, ont fait que moins d’Algériens ont obtenu le visa d’entrée en France sont essentiellement : le changement de prestataire en passant de TLS à VFS et le renforcement du contrôle aux frontières à cause de la crise migratoire.

« Il y a eu le changement de prestataire au début de l’année. On s’était arrêté quasiment pendant un mois et il y avait beaucoup de tension pour la prise de rendez-vous à cette époque. Il y a eu une certaine difficulté à remettre la machine en route. Cela s’est traduit par une baisse du nombre de dossiers traités, donc du nombre de visas délivrés aussi », a-t-il justifié.

Invité à donner une indication sur la tendance attendue pour l’année en cours, M. Sedille se contente de se dire « optimiste » et de donner quelques « conseils » aux demandeurs de visas car « s’il y a des taux de refus aussi élevés, c’est aussi parce qu’il y a de mauvaises pratiques, qu’on peut corriger ».

Le consul évoque « les dossiers incomplets ou les dossiers qui contiennent des pièces qui ne sont pas fiables », comme les faux bulletins de salaire ou les fausses attestations d’assurance sociale fournies par des gens activant dans l’informel. « On préfère que les gens soient honnêtes et nous disent la réalité de leur situation lors du dépôt de la demande de visa plutôt que de demander à quelqu’un de fabriquer une situation qui n’existe pas », dit-il.

Autre « mauvaise pratique » que Marc Sedille appelle à éviter, le « détournement » de l’objet initial du visa pour, par exemple, effectuer des soins dans les hôpitaux français sans régler la facture de la prestation.

 

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