Zoheir un algérien de 24 ans mort en héros en France en tentant de maîtriser un homme armé

Il s’appelait Zoheir. Il était un algérien, kabyle originaire d’Oran en Algérie. Il était issu d’une famille modeste. Avec l’autorisation de sa maman, Zoheir est ramené en France par sa tante en vue d’un avenir meilleur. Il était un jeune gentille et discipliné. Il avait tout réussi. Il avait fait des études et obtenait un diplôme. C’était la veille où il devait commencer à travailler dans son premier emploi que le sort maudit l’a arraché au siens à la fleur de l’âge. Zoheir est mort en tentant de porter secours à des personnes en danger.

Une prise de bec entre deux adolescents dans les Vosges, sur un différent insignifiant, tourne au drame. Après les enfants, il y a eu une bagarre entre leurs parents….

Zoheir n’avait aucun lien avec ce fait . Son seul tort était de se retrouver dans cet endroit et au mauvais moment. Face à une situation confuse et violente, Zoheira avait tenter de raisonner et de maîtriser l’homme portant un fusil, voulant se venger et qui était dans un état d’hystérie.

Clouer au sol sous son poids, Zoheir tentait de le maîtriser et le raisonner. Puis dans un mouvement et un geste  fatals, le porteur du fusil appui sur la gâchette, une balle sort du fusil et atteint Zoheir de plein fouet. La balle vient de percer le cœur tendre de Zoheir.

Il s’écroule immédiatement. Il est mort en martyr, pour les autres, pour sauver d’autres, pour tenter de calmer et maîtriser un homme dangereux décidé à tirer sur n’importe qui dans ce jardin public, en plus de la personne avec laquelle il avait un différent.

Le corps de Zoheir sera transféré d’ici la fin de semaine en Algérie dans un climat de tristesse indescriptible. Il va aller se reposer pour l’éternité dans la terre de ses parents et qui l’a vu naître. Il portait en lui ce réflexe, cet instincts connu des algériens, de ne pas rester indifférents, de ne pas fuir une situation où la vie d’un groupe ou d’une communauté est en danger. C’est la fierté algérienne, qui a son beau coté, mais qui a  aussi l’autre facette de médaille, qui est celle de mourir dans des situation dont on est pas responsable.

Zoheir est mort en héros, il mérite tous les honneurs. La deuxième mort de Zoheir serait de banaliser sa disparition, le ranger dans le registre de simples fait divers. Il est mort en tentant de sauver d’autres, il est mort en citoyen exemplaire, en héros et il mérite qu’on parle de son geste, de sa vie , de son héroïsme et de sa bravoure.

Repose en paix Zoheir 

Mourad Hammami 

Voici ci après les comptes rendus de la presse sur la mort du jeune Zoheir

Dimanche en début de soirée, dans cette commune située à la frontière des Vosges et de la Meurthe-et-Moselle, une dispute éclate pour une « histoire de voitures » entre deux hommes, dont un mineur âgé de 16 ans. Celui-ci file chercher son père, Lionel C. Loin de calmer le différend, l’intervention de celui-ci fait monter la pression. Blessé à la jambe par un coup de couteau, le père retourne à son domicile pour s’emparer d’une arme, une carabine 22 LR semi-automatique.

Alors qu’« il mettait en joue certains habitants du quartier » et « tirait aussi des coups de feu sur les immeubles d’habitations », selon le procureur de la République d’Épinal, Nicolas Heitz, « un habitant du quartier », Zoheir, s’est interposé « pour lui demander de se calmer ».

«Le motif racial est avéré»

Le jeune homme a tenté de lui retirer l’arme pointée dans sa direction et a reçu une balle dans la poitrine. Il est décédé peu après. Entre-temps, selon la substitut du procureur, citée par Vosges Matin, Lionel C. a infligé plusieurs coups de pied à sa victime. Pourquoi cet acharnement ? « Le motif racial à l’égard du jeune homme est, a priori, avéré », a expliqué la magistrate.

Alcoolisé, Lionel C., 46 ans, a été placé en garde à vue. Mardi en fin d’après-midi, il a été mis en examen au tribunal d’Épinal pour meurtre aggravé, huit tentatives de meurtre et violences sans ITT avec arme. Puis il a été conduit à la maison d’arrêt, en détention provisoire.

Une autopsie de la victime doit être pratiquée dans les prochains jours. Dimanche 9 juin, sa famille et ses proches organiseront une marche blanche dans la ville de 6 400 habitants. Une cagnotte de soutien a été lancée via Internet pour permettre à sa famille de rapatrier sa dépouille en Algérie. Plus de 7 300 € déjà récoltés.

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La ville de Raon-l’Étape a rendu hommage, ce dimanche 9 juin 2019, à 10h, au jeune Zoheir, tué d’une balle, dimanche dernier, dans la commune.
Le drame avait provoqué une très intense émotion dans ce quartier populaire.

Cette marche blanche, qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes, s’est déroulée dans un silence pesant. De nombreux manifestants portaient un T-shirt sur lequel avait été imprimée la photo du jeune homme.
La marche est partie du square Jean-Pierre-Henry, à côté de la gare, avec la famille au premier rang. Elle a emprunté la rue Faidherbe et la rue de la Chipotte pour rejoindre le quartier de la Vierge, puis la rue des Genêts, où s’est produit le drame.

Une marché blanche a été organisée à Raon-l'Étape, ce dimanche 9 juin, en hommage au jeune Zoheir, tué d'une balle en pleine poitrine, dans le quartier de la Vierge. / © Eric Bertrand. France 3 Lorraine
Une marché blanche a été organisée à Raon-l’Étape, ce dimanche 9 juin, en hommage au jeune Zoheir, tué d’une balle en pleine poitrine, dans le quartier de la Vierge. / © Eric Bertrand. France 3 Lorraine

Dimanche 2 juin, alors qu’il tentait de s’interposer dans un différend impliquant un homme avec une arme à feu, Zoheir, 24 ans, a été tué d’une balle en pleine poitrine. Son geste citoyen lui a coûté la vie. L’auteur du coup de feu, alcoolisé au moment des faits, a été arrêté. Il risque 30 ans de réclusion.


Rue des Genêts à Raon-l’Etape, les habitants sont sous le choc. Ils connaissaient bien le jeune homme tué par balle dimanche soir, qui a vainement essayé de calmer l’escalade de violence entre voisins. Une marche blanche sera organisée en sa mémoire.
Le meurtrier présumé de Zoheir a été mis en examen et placé en détention provisoire. Ce jeune homme de 24 ans avait eu le seul tort de s’interposer pour tenter de mettre fin à une dispute, dimanche, à Raon-l’Étape (Vosges).

Dimanche en début de soirée, dans cette commune située à la frontière des Vosges et de la Meurthe-et-Moselle, une dispute éclate pour une « histoire de voitures » entre deux hommes, dont un mineur âgé de 16 ans. Celui-ci file chercher son père, Lionel C. Loin de calmer le différend, l’intervention de celui-ci fait monter la pression. Blessé à la jambe par un coup de couteau, le père retourne à son domicile pour s’emparer d’une arme, une carabine 22 LR semi-automatique.
Alors qu’« il mettait en joue certains habitants du quartier » et « tirait aussi des coups de feu sur les immeubles d’habitations », selon le procureur de la République d’Épinal, Nicolas Heitz, « un habitant du quartier », Zoheir, s’est interposé « pour lui demander de se calmer ».

« Le motif racial est avéré »

Le jeune homme a tenté de lui retirer l’arme pointée dans sa direction et a reçu une balle dans la poitrine. Il est décédé peu après. Entre-temps, selon la substitut du procureur, citée par Vosges Matin, Lionel C. a infligé plusieurs coups de pied à sa victime. Pourquoi cet acharnement ? « Le motif racial à l’égard du jeune homme est, a priori, avéré », a expliqué la magistrate.

Alcoolisé, Lionel C., 46 ans, a été placé en garde à vue. Mardi en fin d’après-midi, il a été mis en examen au tribunal d’Épinal pour meurtre aggravé, huit tentatives de meurtre et violences sans ITT avec arme. Puis il a été conduit à la maison d’arrêt, en détention provisoire.

Une autopsie de la victime doit être pratiquée dans les prochains jours. Dimanche 9 juin, sa famille et ses proches organiseront une marche blanche dans la ville de 6 400 habitants. Une cagnotte de soutien a été lancée via Internet pour permettre à sa famille de rapatrier sa dépouille en Algérie.

Lien cagnotte : https://www.leetchi.com/c/soutien-a-la-famille-de-zoheir  

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