Said Bouteflika et Anis Rahmani voulaient engager l’Algérie dans une guerre !

L’enquête des services internes de l’armée algérienne sur le « complot contre l’Etat » fomenté et préparé au cours du mois de mars et février derniers par Saïd Bouteflika, le général Toufik et Bachir Tartag s’étend au milieu des médias algériens. Selon nos sources, les enquêteurs travaillent en ce moment sur un enregistrement audio qui retrace un appel téléphonique effectué entre Saïd Bouteflika et Anis Rahmani, le patron controversé d’Ennahar TV, le média instrumentalisé massivement par Saïd Bouteflika pour ses campagnes de manipulation et de lobbying auprès de l’opinion publique algérienne.
Cet appel téléphonique a été effectué deux jours avant la décision finale de Gaïd Salah, chef d’Etat-Major de l’Armée algérienne, de décréter la destitution officielle d’Abdelaziz Bouteflika contre lequel des millions d’algériens manifestaient chaque vendredi depuis le 22 février dernier. Lors de cet appel, Saïd Bouteflika aurait clairement demandé à son interlocuteur Anis Rahmani de se préparer « pour la guerre » ! L’injonction est claire, nette et précise.

Saïd Bouteflika voulait lancer une offensive politique et médiatique à l’encontre de l’Etat-Major de l’Armée algérienne qui avait décidé de libérer l’Algérie des Bouteflika.
Le plan de Saïd Bouteflika consistait à employer Ennahar TV et son allié Anis Rahmani pour dissuader les Algériens de suivre l’appel de Gaïd Salah et les convaincre qu’il s’agit d’un Coup d’Etat. Le plan a été avorté car les proches de Gaïd Salah ont été avertis à temps de ce complot et Anis Rahmani fut convoqué officiellement par la Direction Centrale de la Sécurité de l’Armée (DCSA) pour qu’il soit entendu sur cet enregistrement. Anis Rahmani a juré qu’il n’envisageait pas de suivre les instructions de Saïd Bouteflika qu’il avait qualifié de « fou furieux ».
Ceci dit, l’enquête suit toujours son cours et Anis Rahmani devra passer bientôt devant les enquêteurs de la gendarmerie nationale. Il ne peut plus quitter le territoire national et le patron d’Ennahar TV se contente enfin de faire « des offres de service » dans l’espoir de se faire pardonner auprès de l’Etat-Major de l’Armée algérienne.

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